De pages en séries

31 juillet 2018

Polar : "Maman a tort"

Résumé à ma façon :

Alors que son enquête sur un casse meurtrier à Deauville piétine, la commandante Marianne Augresse est contactée par un psychologue scolaire. Celui-ci suit depuis quelques temps un petit garçon de 3 ans, Malone, qui prétend que sa mère n'est pas sa vraie maman. Au départ sceptique, Marianne commence à enquêter sur la famille de Malone, après que le psychologue lui ait expliqué que les souvenirs de l'enfant sont trop précis pour qu'ils soient inventés, mais surtout qu'ils sont ravivés régulièrement par une personne proche. Peu à peu, Marianne et son équipe comprennent que les deux affaires sont liées. 

Maman-a-tort

 

Mon avis :

J'ai vu récemment un téléfilm en plusieurs épisodes tiré de ce polar. L'histoire était passionnante alors j'ai eu envie de le lire.

Le récit est bien ficelé, le petit Malone est incroyablement attachant, d'autant qu'il cristallise toutes les passions. Malgré les pressions des adultes, il refuse d'accepter la réalité telle qu'on la lui présente.

Le personnage de Marianne est surprenant : la commandante est sans cesse sur les nerfs, elle houspille ses adjoints (tout en fantasmant sur certains !) elle se montre rude pour s'imposer dans son milieu de mâles. Finalement elle est assez peu sympathique, ce qui est plutôt étonnant pour un personnage principal. Mais sa vraie nature se révèle peu à peu : son acharnement indéfectible lors de son enquête est contrebalancé par le vide absolu de sa vie affective, qu'elle partage avec une amie rencontrée depuis peu, Angie. Finalement, la solitude est également un personnage central de cette histoire !

Tout le polar est basé sur une machination incroyable, dans laquelle tous les personnages sont emportés sans le savoir depuis le début du livre.

Alors je suis un peu partagée, parce que je ne suis pas fan de l'écriture un peu facile de Bussi. J'aurais aussi aimé que les choses me soient révélées plus loin dans l'histoire, afin que le lecteur découvre en même temps que la commandante le pot aux roses.

Cependant, c'est un peu chipoter, car l'intrigue est passionnante et nous entraîne à tour de rôle dans la tête des personnages, avant de nous ramener dans la réalité de chacun. Un bon polar, à dévorer au frais cet été.

Quelques infos :

Polar de Michel Bussi, publié en 2016.

Disponible en version brochée à 21,50 €, livre de poche à 7,90 € ou en e-book à 11,99 € (prix indicatifs)

Ce roman a été mis en images par Véronique Lecharpy et François Velle en 2018 pour une mini série de 6 épisodes diffusée sur France 2. Vous les trouverez en version payante ici.

Bande annonce de Maman a tort la nouvelle série de France 2

PS : j'ai retardé la parution de cet article, Canalblog était inutilisable ces derniers jours...

Posté par Loucat à 16:41 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,


18 juillet 2018

Série : "Justified"

Synopsis à ma façon :

Le Marshal Raylan Givens (Timothy Olyphant) est muté dans le Kentucky après avoir abattu un prévenu qu'il venait interpeller. Son tir était selon lui justifié. Il prend alors son poste à Harlan, sa ville natale.

justified

Dans cette région, la drogue semble être la principale source de revenu des habitants et Raylan doit faire face à des contrevenants particulièrement obtus. Il se retrouve à pourchasser son ancien ami Boyd Crowder (Walton Goggins) qui a mal tourné et qui attaque au lance roquette les trafiquants de drogue, en suivant sa morale bien singulière...

Mon avis :

Excellent ! Cette série reprend tous les codes du western en le modernisant : les paysages, le chapeau de Raylan, les flingues qu'on dégaine à tout va, les coups de poings échangés en guise de discussion...

Mais ce n'est que la trame de fond de la série, car le scénario est intéressant et les personnages vraiment atypiques. Les méchants sont souvent bêtes et c'est franchement irrésistible de drôlerie ! Et puis tout à coup l'émotion est là sans qu'on l'ait vue venir.

"Justified" est une vieille série (2010), à l'aune des productions actuelles, mais je l'ai perçue comme un ovni tant elle se distingue des autres par son climat si particulier. Le personnage de Raylan Givens est super attachant, qui cache sa colère derrière une façade de calme impénétrable et des manières de gentleman. Et il faut bien cela pour faire face à des personnages hauts en couleur mais sensibles de la gachette.

Cependant mon chouchou hors catégorie est Boyd, le mauvais garçon qui passe par des revirements moraux et psychologiques si violents qu'il en est lui-même tout déstabilisé. Avec ses cheveux en bataille et son débit de voix ralenti, il s'impose chaque fois qu'il est à l'écran. Il fallait bien cela pour faire face au charisme de Raylan, le joli garçon si viril ! 

Quelques informations :

Série créée par Graham Yost (2010), six saisons.

Bande annonce de la saison 1, en VO

Justified Saison 1 // Bande-annonce (sous-titres français) 

On trouve cette série en DVD par saison entre 9 et 12 € ou bien le coffret intégral à 47 € . Toutes les saisons sont disponibles sur le site Prime Video.

Posté par Loucat à 15:50 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

12 juillet 2018

Polar : "1er à mourir"

Résumé à ma façon :

La jeune Inspectrice Lindsay Boxer est amenée à enquêter sur le meurtre horrible d'un couple de jeunes mariés en pleine lune de miel. On lui impose comme partenaire un ancien flic qui travaille à présent auprès du Maire, chargé des relations avec la presse et la municipalité de San Francisco. Coincée entre son enquête et ce partenaire envahissant, Lindsay découvre qu'elle est atteinte d'une maladie mortelle. Alors que les meurtres de jeunes mariés se multiplient, elle crée avec Cindy la journaliste, Claire la légiste et Jill la Procureure le Women Murder Club, un club secret qui va lui permettre d'échanger et d'avoir des regards nouveaux sur l'enquête.

Premier-a-mourir

Mon avis :

James Patterson a créé plusieurs personnages récurrents dont les plus connus sont Alex Cross et le Women Murder Club. Ce livre est le premier de la série. Nous y faisons connaissance avec les quatre femmes et découvrons leur manière de travailler, efficace bien que totalement secrète. 

En effet, la communication par un policier de détails sur une enquête à un journaliste est interdite - on peut juger chaque jour de l'efficacité de cette interdiction... Cependant, dans le club, chacune des membres s'engage à ne pas nuire à l'enquête en cours de Lindsay. Le club permet un échange de points de vue sur les faits, qui les éclaire et ouvre des pistes envisageables, à un moment où l'enquête est totalement bloquée faute d'indices. Les échanges entre les quatre femmes sont vifs et souvent drôles, l'amitié qui se développe entre elles nous les rend attachantes.

La concomittance entre la lutte de la jeune policière contre sa maladie et sa poursuite du tueur fou provoque une sensation d'urgence. Lindsay est une femme qui a de la poigne. Elle est en butte aux réactions suspicieuses de certains de ses collègues et supérieurs quant à ses capacités en tant que femme de mener à bien son enquête. Elle est pourtant courageuse, tenace, et suit les pistes avec passion. 

Les polars de James Patterson sont agréables à lire. Ils sont courts, l'enquête est resserrée et l'on avance vite. Patterson a un style particulier, avec des phrases courtes et de tout petits chapitres. Du coup, il est quasiment impossible de poser le livre quand on a commencé à le lire ! 

Cette enquête est vraiment prenante et la fin est totalement inattendue. Les personnages sont attachants, même si, du fait du style particulier de l'auteur,  ils ne font pas l'objet d'une analyse psychologique profonde. Tout l'inverse du style d'Elisabeth Georges dont je vous parlais ici.

Ce premier roman de la série m'a donné envie de lire les suivants ! Détail amusant, les titres reprennent le numéro de la place de l'opus dans la série. 

Quelques infos :

Livre publié en 2001, édité en livre de poche. Comme il s'agit d'un "vieux" livre, on le trouve d'occasion aux alentours de 2 €.

Posté par Loucat à 12:45 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

28 juin 2018

Série : "Bull"

Cette nouvelle série est arrivée sur M6 la semaine dernière, je l'ai regardée pour vous.

Bull

Synopsis à ma façon :

Jason Bull est docteur en psychologie sociale. Avec son équipe d'experts, il aide les avocats à sélectionner les membres de jurys dans le but d'obtenir des décisions clémentes pour leurs clients. Aux Etats-Unis, les avocats peuvent récuser certains jurés, afin de composer un jury dont ils pensent qu'il va avoir un avis positif ou au moins objectif sur leur client. Cela pourrait être malsain, les personnes les plus riches ayant bien sûr plus de facilité ainsi à bien se défendre. Cependant Bull est un personnage singulier, il choisit soigneusement ses clients car il ne supporte pas qu'un innocent soit accusé à tort.

Mon avis : 

Le début du premier épisode ne m'a pas convaincue, car il concernait un jeune homme dont le père richissime payait les services de Bull pour le sortir du pétrin. Cependant les choses n'étaient pas si claires que cela et la vérité est apparue petit à petit. Dans les épisodes suivants, Bull propose ses services à des personnes qui n'ont pas les moyens de se défendre correctement, en leur offrant même l'avocat de sa société. Ainsi sa recherche de la vérité absolue est bien plus évidente en avançant dans la série. Au troisième épisode j'étais conquise. Même si la série n'est pas grandiose, elle rappelle un peu "Lie to me", une excellente série que vous avez dû apprécier.

Bull utilise des méthodes innovantes et intéressantes pour sélectionner le jury : observation, recherches sur les personnes dans les médias sociaux, enquête sur l'accusé. Mais surtout, il teste les diverses défenses de l'avocat de l'accusé sur des faux jurys. A la fin du processus, il crée un jury témoin, le plus proche possible du véritable, et analyse sur lui les réactions des vrais jurés, afin de corriger en cours de procès la stratégie de l'avocat.

bull l'équipe

Si vous aimez les séries de prétoire, alors cela va vous plaire. Bien sûr le système judicaire américain est très différent du nôtre, par exemple on y fait répéter à l'avance les témoins, et il faut garder en tête que c'est un système accusatoire (à l'inverse du nôtre), où l'accusé doit prouver son innocence, ce qui l'oblige à faire procéder à une enquête par son propre avocat - raison pour laquelle le commun des mortels est si mal défendu aux USA.

Atout majeur de cette série, Michael Weatherly, l'ex DiNozzo de NCIS. Charmeur, touchant, beau parleur, le costume de Bull lui va comme un gant ! Et la sympathie qu'il inspire nous fait adhérer à sa quête de la vérité.

Au final, cette série est agréable à regarder, intéressante car elle mélange dans chaque épisode divers aspects du fonctionnement du système judiciaire, allant de l'enquête jusqu'au procès. Chaque épisode est indépendant, et le fil rouge qui lie les personnages n'est pas trop présent, ce qui fait que vous pouvez prendre la série en cours de route. Cependant ce n'est pas un coup de coeur...

Quelques informations :

Série américaine créée par Glen Gordon Caron et Paul Attanasio en 2016.

Vous pouvez aller regarder les premiers épisodes ici en replay

Bande annonce en VF : cliquez ici.

Diffusion le vendredi à partir de 20h55 sur M6.

Psst !!! Ne partez pas sans me laisser un petit mot...

Posté par Loucat à 15:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

22 juin 2018

Roman : "Danser, encore"

Résumé à ma façon :

Danser-encore

A trente ans, Marco se voit encore comme un ado : il vit sa vie sans attache et sans s'attarder, n'assume aucune responsabilité. Pourtant il est très entouré par ses amis Alexandre et Sophie, aimé par la douce Pénélope. Malgré leurs efforts, Marco refuse de grandir. Mais un drame inattendu va le propulser hors de sa vie facile et l'obliger à réviser ses croyances et sa manière de voir les choses.

Mon avis :

Comment continuer sa vie quand un proche a disparu ? Cette question, nous devons tous nous la poser un jour, et trouver une manière personnelle d'y répondre.

Marco est un être égoïste et immature, complètement centré sur lui-même. A la suite du drame personnel qui le touche de plein fouet, il accepte de s'ouvrir aux autres et comprend que s'il veut être touché par eux, il doit aussi risquer d'en souffrir ! 

Cependant, j'ai été un peu déçue car à partir de sa prise de conscience, son changement est radical et trop rapide pour être plausible. C'est bien sûr un raccourci littéraire, mais qui m'a laissée sur ma faim. 

Voici donc que je vous propose pour une fois un avis mitigé . L'histoire n'a rien de particulièrement original, le passage à l'âge adulte a été souvent traité en littérature et au cinéma. Cependant il y a un je ne sais quoi dans l'écriture qui vous berce et vous bouleverse. Peut-être parce que l'histoire de Marco est universelle ? Julie de Lestrange brouille les pistes en étendant l'état réflexif de Marco à tout son entourage. Ses proches aussi vont évoluer, bouger sur leurs bases. A la fin du livre, chacun a changé, d'une manière différente, mais tous se sont rapprochés. Cela m'a fait penser à cette philosophie de vie qui dit que puisqu'on ne peut changer les autres, on peut cependant agir sur soi-même, et juste en constater les conséquences.  Cependant l'écrivaine n'a pas cédé à la facilité et évitant une fin trop prévisible, j'ai apprécié !

Quelques infos :

Ce roman de Julie de Lestrange est la suite de "Hier encore c'était l'été" qui a connu un beau succès. Cependant je ne l'avais pas lu, cet opus peut donc se découvrir indépendamment.

Edition Fayard/Mazarine, publication en 2017.

Prix indicatif version brochée 16,50 €. Ce livre existe aussi en e-book.

Posté par Loucat à 11:55 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,


13 juin 2018

Polar : Juste une mauvaise action

Résumé à ma façon :

Juste une mauvaise action

Alors que Thomas Linley reprend pied dans son service, après une période très éprouvante liée à l'assassinat de sa femme, Barbara Havers se lance dans une enquête éperdue destinée à retrouver Haddiyah, la fille de son ami d'origine pakistanaise Taymullah Azhar. La petite a été enlevée par sa mère. Comme le nom de son père ne figure pas sur son acte de naissance il n'a aucun droit juridique sur l'enfant, alors Barbara lui conseille de faire appel à un détective privé. Tandis qu'on retrouve la piste de la petite fille en Toscane, elle se fait enlever. Barbara fait des pieds et des mains pour être envoyée sur place, mais sa chef décide d'y envoyer l'Inspecteur Linley, qui parle italien et saura se montrer plus diplomate. Restée à Londres, Barbara multiplie les actes illégaux, emmêlée dans ses relations avec un journaliste qu'elle pense téléguider mais qui la menace sans cesse de révéler leur collusion.

Mon avis :

Cet opus des enquêtes de l'Inspecteur Linley et du sergent Havers se déroule de manière totalement inattendue. Chacun enquête de son côté, Barbara Havers à Londres et Linley en Toscane. C'est la première fois que le sergent Havers est autant mise en avant dans l'une des enquêtes. Celle que l'on connaissait opiniâtre et sans gène se révèle plus tenace que jamais et n'hésite pas à se compromettre pour arriver à ses fins.

L'enquête se déroule en deux parties distinctes, puisqu'un rebondissement totalement inattendu se produit au milieu de l'histoire, qui relance totalement l'enquête. Avec un talent magistral, Elisabeth George reprend l'investigation à rebours, et tout ce que les enquêteurs croyaient savoir va être bouleversé et étudié avec un nouvel angle. Du grand art !

Nous voilà balottés des deux côtés de la manche, temblant pour Barbara qui s'enfonce de manière inexorable dans les mensonges. Linley essaie envers et contre tout de la défendre et protéger, y compris contre elle-même. Leurs rapports deviennent très tendus et tous deux marchent sur le fil, Linley tentant de dénouer le noeud de faits qui se présentent à lui, alors que de son côté Barbara ne cesse d'emmêler la pelote !

Elisabeth George excelle dans l'analyse psychologique de ses personnages et de leurs relations. Elle fait éga

lement une analyse fine de la société britannique, et particulièrement dans ce roman des relations sociales en Italie.

Ce serait probablement dommage de découvrir le tandem d'enquêteurs dans ce livre, qui marque justement un net virage dans leurs relations. Une bonne occasion d'explorer l'oeuvre de la romancière !

Quelques infos : 

Roman paru en 2014. 

Prix estimatif : 10€ en poche - 13,99€ en e-book

Posté par Loucat à 11:16 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,

06 juin 2018

Série : La Casa de Papel

Je ne suis pas très productive en messages en ce moment, pourtant, je lis et je regarde ! Je me suis intéressée à cette série, "celle dont tout le monde parle" d'après ma nièce de 22 ans. Propos vérifié sur le net, car cette série fait un carton alors qu'elle est sortie sans promotion !

Synopsis à ma façon :

la-casa-de-papel

Le Professeur décide d'organiser un braquage démesuré, qui ne va voler personne et où nul ne sera blessé. Son objectif ? La Casa de Papel, la fabrique royale de la monnaie espagnole. Pour cela, il engage une équipe de personnes d'origines diverses qui n'ont plus rien à perdre. Chacun d'entre eux a des compétences particulières. Ils ne devront nouer aucune relation entre eux et ne donner aucune information personnelle : ils décident d'ailleurs de prendre le nom d'une ville comme pseudonyme. Seul le Professeur sait qui ils sont. Pendant cinq mois, isolés de tout, ils vont monter un plan pour lequel le Professeur a prévu absolument toutes les éventualités. Lorsque le braquage commence, le Professeur découvre rapidement qu'il a omis un élément déterminant : la nature humaine de chacun, y compris la sienne propre... 

Mon avis : Formidable !

Une fois que vous avez mis l'oeil sur cette série, vous êtes grillés : vous ne pourrez pas vous en détacher. Ce qui est génial dans le scénario, c'est que le braquage démarre quasiment au début de la série. Une fois introduits dans la Casa de Papel, les voleurs prennent en otage une soixantaine de personnes et ils sont immédiatement encerclés par les forces de l'ordre. Au fur et à mesure que l'intrigue se déroule, des retours en arrière éclairent l'histoire : on découvre l'entraînement de l'équipe, les préparatifs minutieux de chacun. On tremble en permanence pour les braqueurs et leurs otages, tant tout semble partir en vrille dès le début. Pourtant on vibre aussi pour les négociateurs qui rencontrent de sacrés problèmes de leur côté. Et je ne peux rien dire de plus sans vous gâcher le plaisir si vous décidez de regarder cette série !

Ce qui est amusant, c'est que le Professeur qui semble avoir tout prévu a totalement oublié que chaque individu a une âme et des sentiments. Que face à des situations traumatiques - qu'ils vivent ou font vivre à leurs otages - chacun peut basculer d'un instant à l'autre - lui y compris !

Cela entraîne des scènes surréalistes où les braqueurs pactisent de manière diverses avec leurs otages. C'est amusant mais également parfois parfaitement idiot : franchement, qui s'enverrait en l'air avec la personne qui le prend en otage ? Je suppose que ces scènes ont pour seul but de rajouter du sexe dans une série destinée aux jeunes adultes.

Alors passons sur ces scènes ridicules, parce que tout le reste est jouissif : on tremble, on rit, on finit par prendre fait et cause pour ces bras cassés balancés dans une situation qui semble sans issue, leur destin étant entre les mains du seul braqueur resté à l'extérieur : le Professeur !

La casa de papel les acteurs

Alors pour finir, je ne peux que vous recommander cette série qui apporte un vent de fraîcheur venu de l'autre côté des Pyrénées, puisque c'est une série espagnole. Les acteurs sont géniaux et ces nouveaux visages nous changent agréablement des acteurs interchangeables de nos séries françaises ou US.

Quelques infos :

Série produite par Netflix, diffusée sur la plate-forme en deux parties, première partie en 13 épisodes, deuxième partie en 9 épisodes. Une troisième saison est prévue.

 Bande annonce en VF :

LA CASA DE PAPEL Bande Annonce VF ✩ Série Netflix, Thriller (2017)

 Les DVD de cette série sont encore des imports d'Espagne, et donc en VO seulement.

Posté par Loucat à 18:10 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

25 mai 2018

Fantasy : Saga "La Moira"

J'ai fini les trois tomes de la saga avant de vous en parler, les livres étaient assez courts (environ 400 pages) j'ai préféré cela plutôt que de chroniquer chaque tome.

Résumé rapide :

La Moira T1

La jeune Aléa vit en vagabonde dans son village. Elle est orpheline et vit de petits larcins et de menus travaux dans un village de la Sarre, une région de Gaelia. Mais un jour, elle trouve dans le désert une main qui émerge du sable, avec une énorme bague. Pensant pouvoir la revendre, elle la glisse à son doigt. A partir de là, de curieux pouvoirs se développent en elle, l'amenant à fuir dans un premier temps, puis à mener une quête personnelle qui l'amènera à devenir un personnage central dans la révolution de son pays. En parallèle des aventures d'Aléa, la louve blanche Imala vit des situations similaires, ce qui les amènera à se rencontrer et à pactiser.

 Mon avis : 

Ces trois tomes sont centrés autour du personnage d'Aléa, qui a 13 ans au début de son aventure. Les deux premiers tomes nous font découvrir des personnages hauts en couleur, tels les druides de la cité de Sai Mina et leurs magistels, des hommes d'armes totalement dévoués à leur cause et liés à la vie à la mort à leur druide. Sous le regard d'Aléa, sa naïveté au début, puis sa sagesse particulière acquise au fur et à mesure que ses pouvoirs grandissent, les gens autour d'elle changent, les situations évoluent, les barrières tombent.

La jeune fille est impertinente, drôle, elle n'hésite pas à se mettre en danger et à rentrer en conflit avec les adultes qui l'entourent. Son mode de relation aux autres est tout à fait singulier et passionnant. Mais voilà le hic de cette histoire, selon moi, qui m'a gênée tout du long : à la fin du tome 3 Aléa n'a que 14 ans... Elle se retrouve pourtant à la tête d'une armée, amène des populations entières à se ranger derrière elle, et surtout se comporte comme une femme adulte bien campée, même dans ses relations intimes... Or ce n'est qu'une petite fille !

la-moira T2

Je suppose que l'auteur a voulu insister sur la fraîcheur de la jeune fille, son regard tout neuf sur les choses et les gens qui l'amènent à envisager des bouleversements radicaux, là où les adultes, ayant chacun une place désignée dans leur société, ne voient même plus l'intérêt de changer les choses. Le bouleversement interne de la jeune fille, lorsqu'elle découvre ses pouvoirs, est d'après moi une allégorie d'un peuple qui ouvre les yeux et décide enfin de sa destinée. C'est donc un effet de style littéraire, mais bon, Aléa aurait pu sans problème être plus âgée.

Si l'on passe par là-dessus, l'histoire est vraiment intéressante, même si c'est loin d'être ma saga préférée. On s'attache à la louve dont les épreuves si bien décrites par Henri Loevenbruck nous bouleversent. Le personnage de Bjoln le nain qui accompagne Aléa dans toutes ses aventures amène de l'émotion et de la drôlerie à ce récit. 

Cette capacité à décrire les âmes et les sentiments propres à chaque personnage fait preuve d'un remarquable talent d'écrivain. Il y a beaucoup de périodes de guerre et de batailles dans cette saga, le tome 3 y est d'ailleurs quasiment dédié. J'ai trouvé ça un peu long pour ma part, ce n'est pas du tout ce qui me fait rêver dans la Fantasy ! Cependant les combats sont décrits avec un réalisme étonnant, on s'y croit réellement.

La Moira T3

Henri Loevenbruck a choisi d'inclure dans son récit la voix interne de certains personnages, qui réfléchissent ou interprètent les paroles de leurs interlocuteurs en direct, dans des paragraphes en italique inclus dans les dialogues ou la narration. Ce procédé particulier paraît étrange au départ mais permet une réelle compréhension de la complexité des protagonistes, nous éclaire sur leur manière singulière de réfléchir ou de prendre des décisions.

Quelques infos :

On trouve cette saga en intégrale à 15 €, Editions J'ai lu - ou bien chaque tome séparément à 7,20 € pièce.

Sous format e-book l'intégrale se trouve à 11,99 €.

Henri Loevenbruck est un écrivain français. 

 

Posté par Loucat à 13:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 mai 2018

Série : "The good fight"

Je vous ai déjà parlé ici de la série "The good wife" dont je suis une adepte inconditionnelle. La septième et dernière saison finie, j'étais toute triste... Et voilà t'y pas qu'en faisant défiler les nouvelles séries sur Prime Vidéo, je vois apparaître celle-ci dont le visuel m'interpelle !

Affiche the good fight

Un petit résumé du contexte : à la fin de "The good wife", on avait laissé Alicia Florrick prête à commencer une nouvelle vie, après avoir reçu une gifle mémorable de son ancien mentor Diane Lockhart qu'elle avait trahie. Sa jeune associée Lucca Quinn avait rejoint le cabinet Lockart et Lee.

Au début de cette nouvelle saison, Diane Lockhart (Christine Baranski) se retrouve brutalement ruinée par les malversations financières de son meilleur ami. Elle vient pourtant d'embaucher la fille de celui-ci, Maia Rindell (Rose Leslie), qui est tout fraîchement diplômée de l'examen du barreau de l'Illinois. A la suite d'un enchaînement de circonstances malheureuses, Diane se retrouve sans emploi, évincée du cabinet qu'elle avait créé 30 ans auparavant à Chicago. La seule personne prête à l'embaucher est l'avocat Robert Boseman (Delroy Lindo), qui dirige avec Barbara Kolstad (Erica Tasel) un cabinet entièrement composé d'avocats afro-américains - un cabinet dirigé par des personnes issues des minorités, comme le disent poétiquement les autorités, dans lequel travaille déjà Lucca (Cush Jumbo).

La voilà devenue la seule blanche dans ce cabinet spécialisé dans la défense des personnes visées par les violences policières - sa caution de diversité, comme le dit Boseman ! Redevenue associée, elle embauche immédiatement Maia, salie par la vague de fureur provoquée par les actes supposés de son père.

Mon avis : 

"The good fight" est ce qu'on appelle un "spin-off" de "The good wife". Je ne connais pas d'équivalent en français. Cela signifie que des personnages de la première série vont reprendre leurs rôles dans une autre, proche mais différente. Nous avons immédiatement commencé à regarder quelques épisodes, avec mon chéri qui lui aussi est un fan. Notre avis à tous les deux ? On adore !

Je pensais être déçue, car quand on aime une série, on s'attache aux personnages bien évidemment. Si Diane était déjà un personnage central de "The good wife", je me demandais comment les scénaristes pourraient créer autour d'elle autant d'intérêt qu'autour d'Alicia. Eh bien, je dois dire que c'est réussi ! Cette série qui fait une grande place aux femmes traite des thèmes ancrés dans la société américaine de l'ère Trump. L'un des tweets frénétiques du phénomène à la mèche jaune fait d'ailleurs basculer l'issue d'un procès à la fin de l'épisode 5 !

On retrouve l'humour propre à la première série, sa manière excellente de filmer des procès, en donnant du rythme et du suspense.

Cependant le contexte de la crise par le biais d'une escroquerie aux fonds de pension, ainsi que les tensions politiques d'une société ouvertement raciste et tournée vers les profits, avec le soutien de son Président, est la trame de fond de cette nouvelle série.

L'ensemble pourrait être bien pensant et moraliste, et pourtant le cabinet Kolstad et Boseman n'oublie pas qu'il est là pour gagner de l'argent, et pas seulement faire du "social" ! Un espace dans lequel Diane va sûrement se glisser...

Pour les fans de "The good Wife", il est à noter que l'on retrouve certains des personnages les  plus amusants de la série, tels que Marissa, le juge Abernathy, Elisabeth Tassioni et ses petites fantaisies !

Mais pour les autres, rien ne vous empêche de démarrer cette série qui n'est liée à la précédente que par des personnages communs.

Bande annonce : franchement la version en VO est si nulle qu'elle ne fait pas envie !

Les acteurs : 

The good fight les acteurs

De gauche à droite et dehaut en bas, le nom des acteurs suivi de leur rôle :

Ligne 1 : Sarah Steele (Marissa Gold) - Christine Baranski (Diane Lockhart) - Rose Leslie (Maia Rindell) - Delroy Lindo (Robert Boseman)

Ligne 2 : Cush Jumbo (Lucca Quinn) - Erica Tazel (Barbara Kolstad) - Justin Bartha (Colin Morello) - Carrie Preston (Elsbeth Tascioni)

 Quelques informations :

Cette série est diffusée sur le site Prime vidéo. On peut aussi la trouver en streaming (en respectant la légalité).

Comme c'est une série de 2017 elle n'existe pas encore en DVD langue française.

Une saison 2 a déjà été tournée. 

Si vous avez lu cette chronique jusqu'au bout, ne partez pas sans me laisser un petit commentaire ! 

Posté par Loucat à 13:39 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , ,

03 mai 2018

Fantasy : Soeur Ecarlate

Mark Lawrence a écrit plusieurs sagas mais c'est celle-ci qui me tentait le plus et bien m'en a pris !

SoeurEcarlate

Résumé à ma façon :

Après un incident sanglant assez confus, la petite Mona est rejetée par tout son village et remise par sa mère au croque-mitaine, un homme qui parcourt la région pour acheter des enfants aux capacités surprenantes. A l'origine, en effet, quatre tribus sont venues d'ailleurs s'installer sur l'Abeth, une planète glacée, dont seule une fine bande de terre est épargnée par la glace, sous l'effet de la lune écarlate qui la réchauffe la nuit. Dans chacune de ces tribus, certains membres sont dotés de capacités surnaturelles : rapidité extrême, force, pouvoirs magiques... Le croque-mitaine recherche les enfants les plus prometteurs et les vend soit à des entraîneurs de combattants dans des arênes, soit à des académies de formation de magiciens. Mona est emmenée au couvent de la Mansuétude, où les jeunes filles apprennent à devenir des tueuses...

Mon avis :

Voici mon coup de coeur de ces derniers mois ! Ce roman est incroyablement bien écrit, avec vivacité et esprit. Le quotidien des jeunes filles est raconté en détail, ainsi que les découvertes qu'elles font chacune sur leurs capacités étonnantes et leur personnalité. Nona arrive à 9 ans, elle va avoir le temps de grandir et d'évoluer !

J'ai adoré la petite ambiance "dortoir de filles", avec les amitiés et les inimitiés, les coups bas et les gestes de soutien. Il y a un côté "Poudlard" assumé, on retrouve bien l'ambiance de la série Harry Potter, côté filles. Pas de bêtes fantastiques dans cet ouvrage, chacune des filles ayant une personnalité si riche que ce n'était sans doute pas la peine d'en rajouter. On les suit dans leurs cours très particuliers que je vous laisse découvrir, moi je me suis régalée.

Les scènes de combats sont fascinantes, incroyablement vivantes, on peut imaginer les mouvements de chacun, cela donne beaucoup de souffle et d'énergie à l'histoire.

Ce qui est surprenant, c'est que les relations entre les sexes sont très égalitaires, malgré ce choix d'une école de filles. Elles rencontrent régulièrement d'autres élèves garçons ou filles et les combattent en fonction de leurs capacités et non de leur âge ou leur sexe. De même il y a dans ce monde des femmes combattantes, et des femmes puissantes avec beaucoup de pouvoir.

C'était d'ailleurs cet aspect qui m'avait intriguée au départ, parce que même s'il y a de belles héroïnes dans les romans de fantasy, les femmes sont rarement les personnages principaux.

A noter, une irruption très étonnante de la science-fiction dans ce roman de Fantasy, cette planète inconnue étant peuplée par les Anciens, arrivés dans des nefs fonctionnant avec une énergie inconnue...

La seule contrariété concernant ce livre, c'est que j'ai découvert passé la dernière page qu'il faudrait attendre septembre 2018 pour pouvoir lire la suite : ça va être loooong !

Quelques informations :

"Soeur Ecarlate" est le tome 1 d'une future saga en 3 tomes intitulée "Le livre des Anciens".

Son auteur Mark Lawrence a déjà publié deux trilogies très appréciées.

Editions Bragelonne, 2017, version brochée (25 €) ou e-book (12,99 €).

Posté par Loucat à 12:16 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , ,