Synopsis à ma façon :

 

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Un titre en clin d'oeil à sa célèbre déclaration : "Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !"

Cette histoire a déjà été tournée dans plusieurs versions sous le titre "Le bossu". J'en connais au moins deux : l'une date de 1960, avec Jean Marais ; l'autre de 1997, avec Daniel Auteuil dans le rôle titre. Elles sont inspirées du roman éponyme de Paul Féval.

Cette version pour la télévision a été réalisée par Henri Helman. L'histoire est plus développée puisqu'elle se déroule sur deux épisodes. Bien sûr, un film "inspiré de...", n'est jamais fidèle au roman : c'est une interprétation personnelle. Passons sur ceci pour entrer dans l'histoire...

A Paris au XVIIIe siècle, Lagardère rencontre le Duc de Nevers auquel il voue une admiration sans borne. La relation entre les deux hommes se noue sur des échanges virils - ils sont tous deux des fines lames - puis amicaux, alors que tout les sépare : le Duc est riche, proche du roi, nul ne lui résiste. Lagardère est un enfant de la balle, abandonné puis recueilli par deux maîtres d'armes, qui lui ont tout enseigné de leur art.

Les deux hommes partent vers le château de Caylus, où vit l'épouse secrète du Duc, qui veut lui confier leur enfant afin qu'il le protège. Mais Nevers est assassiné, et dans son agonie confie l'enfant à Lagardère. Celui-ci prend la fuite vers l'Espagne, car il est accusé du meurtre.

Il débute alors une longue traque, pendant seize ans, de chacun des hommes qui ont participé à l'assassinat du Duc afin de le venger, mais surtout pour retrouver l'homme qui a tué Nevers par traîtrise, et qu'il a lui-même marqué à la main.

Pendant cette période, on voit grandir la petite Aurore, l'enfant du Duc et d'Inès de Caylus, et se développer de belles relations de père à fille entre eux deux.

Inès

Revenu à Paris afin de réunir Aurore et sa mère, Lagardère se transforme en bossu afin d'approcher le Duc de Gonzagues (Yvon Back), le traître, et de le démasquer.

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Mon avis :

Ce téléfilm est extrèmement bien joué, porté par des acteurs talentueux. Bruno Wolkovitch, que l'on voit souvent dans des téléfilms sirupeux, joue un Lagardère énergique et plein de fougue dans sa jeunesse, réfléchi et déterminé seize ans plus tard. Le téléfilm repose sur la crédibilité de son personnage.

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Frédéric Van Der Driesche en Duc de Nevers porte son rôle avec morgue et passion, même s'il surjoue par moments. 

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Clio Baran, la jeune Aurore, est parfaite : pleine de vie, rebelle, charmante, elle use de sa séduction sur ses proches.

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J'ai personnellement apprécié que, contrairement aux deux autres opus, le film n'ait pas une fin quasi-incestueuse, dans laquelle Lagardère, père adoptif, épouserait Aurore. Ici, il sait distinguer amour paternel et amour avec un grand A, et reporte plus justement son affection sur la mère d'Aurore, Inès de Caylus (Florence Pernel), éplorée depuis la mort de son époux et la disparition de sa fille.

Les deux "pères" de Lagardère, Cocardasse (Jacques Frantz)  et Passepoil (Ticky Holgado), sont irrésistibles de drôlerie, bougons, empêtrés dans leur peau d'hommes trop virils, lorsqu'il faut apporter affection et soutien à Aurore bébé puis jeune fille.

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En conclusion, si vous aimez les films de cape et d'épée, ne manquez pas celui-ci, vous allez vous régaler ! Il y a beaucoup d'action - les duels sont parfaits-, de l'amour, de belles histoires d'amitié, mais aussi des traîtres succulents. Les costumes sont superbes : de quoi passer une excellente soirée !

Quelques informations :

Téléfilm réalisé en 2003 par Henri Helman, sur un scénario de Lorraine Lévy  et Didier lacoste.

On peut le trouver en DVD.